Historique de Noël

Il est important d’aborder aussi le sujet de la fête de Noël. En faisant référence à l’histoire, on remarquera que tous s’accordent sur le fait qu’avant l’époque romaine, l’Europe célébrait en fin décembre, la renaissance de la nature et la nouvelle espérance de vie, sans plus de précision. Pour la religion chrétienne, la fête de Noël n’existait guère. C’est à partir du IIe siècle, avec les changements du calendrier, que l’Église a commencé à chercher la date précise de la naissance du Christ. 

Dans cette même période, les Romains avaient une divinité solaire qu’ils adoraient, Sol Invictus (le Soleil invaincu), dont le culte est apparu dans l’Empire romain à la même période. Cette divinité reprenait des aspects de la mythologie d’Apollon et du culte de Mithra. L’empereur Aurélien (270-275) lui assura une place officielle à Rome en proclamant que le « Soleil invaincu » était le dieu suprême des Romains et le patron 19 Yeshua Bread of Life, The Feasts, 2022. 114 principal de leur Empire, puis il inaugura un nouveau temple en son honneur le 25 décembre 274, et fit de cette date un jour de fête officielle appelée le « jour de la naissance du Soleil invaincu », du latin dies natalis solis invicti. Puisque les premiers chrétiens célébraient déjà le dimanche comme le jour de la résurrection du Christ et le premier jour de la semaine, puis se réunissaient pour prendre la sainte cène ensemble le dimanche soir, un syncrétisme avec le symbolisme du culte solaire romain fut effectué dans le contexte chrétien, surtout que l’un des titres messianiques appliqués à Jésus-Christ est « soleil de justice ». 

C’est ainsi que le dimanche garda deux appellations : « jour du Seigneur », et « jour du soleil » et ainsi, la fête de Noël vit le jour. La date du 25 décembre a été fixée vers l’an 300 par Rome, afin de christianiser les rites issus de la culture populaire. Ainsi, il était plus facile de convertir la population au christianisme sur la base des traditions laïques. Noël est donc venu des mots latins natalis dies, « jour de naissance », et des mots grecs et gaulois noio (nouveau) et hel (soleil). 

Entre les XVIIIe et XIXe siècles, l’échange des cadeaux devint une coutume, symbolisant les présents que les Rois mages offraient à Jésus. À cela s’ajouta la culture du père Noël (Santa 115 Claus). Ce dernier fut autrement connu sous le nom de SaintNicolas ou Kris Kringle ayant une longue histoire ancrée dans les traditions de Noël, depuis le IIIe siècle. Né autour de 280 de notre ère, à Patara, près de Myre en Turquie, le père Noël était l’homme joyeux en rouge qui apporte des jouets aux bonnes filles et bons garçons la veille de Noël. Mort un 6 décembre, il fut défié et considéré comme celui qui parcourt toute la terre de nuit pour distribuer les cadeaux aux enfants, dont il devint vénéré comme le saint patron. Différentes couleurs lui sont attribuées, les unes pour attribuer une mission sacrificielle à ses dons pour enfants, les autres pour des raisons de publicité commerciale. 

Notons par ailleurs que décembre est un mois hivernal en Israël et que lorsque Jésus est né, les bergers étaient dans les campagnes avec leurs troupeaux, ce qui situe la période de la naissance du Christ à une saison printanière (Cfr. Luc 2 :8). Certes, le 25 décembre est le jour retenu mondialement comme celui de la commémoration ou de la célébration de la naissance de Jésus-Christ, mais ce n’est qu’une date conventionnelle où toute la terre s’arrête pour ne parler que de Celui qui est venu tout accomplir ; il sied donc de ne pas tomber dans des pratiques idolâtres condamnées par la Parole de Dieu. 

Il est aussi important de souligner que dans la langue germanique la plus parlée au monde, qui est l’anglais, le mot le plus ancien désigné pour parler de Noël est « Yule ». Ce mot est venu du vieux norrois, une langue des anciens Vikings, où ils qui vénéraient le « jol », nom d’une ancienne fête païenne du solstice d’hiver. Lors de ce rituel, les anciens Germains sacrifiaient un sanglier et une chèvre, puis ils buvaient et fêtaient, et l’appelaient « nuit sacrée », nom qui caractérise la même période, en allemand « Weihnachten ». 

Avec la christianisation, le mot « Yule/Jol » a commencé à désigner la fête de la nativité. D’ailleurs, c’est du mot Jol qu’est venu le mot français « joli », qui parle de ce qui est beau et vénérable. Comme elle attirait des masses, au XIIe siècle, on commença à désigner la fête de Noël comme la messe attirant des masses autour (de la naissance) de Christ. De là vint le mot du vieil anglais Cristesmæsse, duquel vint le mot « Christmas ».

Ce texte est un extrait du livre « TEMPS & CIRCONSTANCES : Apprendre à bien compter nos jours  » écrit par Dr Rhema Divin NGOY.

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