« Mes frères, votre vie est-elle pleine de difficultés et de tentations ? Soyez-en joyeux car, c’est lorsque le chemin est rude que votre patience peut grandir. Laissez-la se développer et n’essayez pas de fuir vos problèmes. Quand votre patience aura atteint sa plénitude, vous serez alors forts, parfaits et accomplis, prêts à tout » (Jacques 1: 2-4).

Dieu a un plan tout particulier pour votre vie, et cela depuis bien longtemps : dès avant votre naissance. Il vous a formé avec beaucoup de soin et d’amour. Chaque détail précis, chaque caractéristique ont été choisis selon son dessein et sa volonté : votre apparence, vos aptitudes, votre lieu de naissance, la famille dans laquelle vous deviez naître (ou l’absence de foyer). Rien de ce qui vous concerne n’a été laissé au hasard. 

Dans son amour et, au travers de circonstances préparées uniquement dans ce but, Dieu vous a cherché et attiré à lui. Il vous a donné une nouvelle naissance, une nouvelle vie par l’Esprit, quand vous avez accepté son Fils, Jésus-Christ, comme votre Sauveur, et que vous avez été baptisé et immergé dans son Esprit Saint. Et son plan, maintenant, est de vous rendre parfait et accompli !

« Se servant de notre foi, il nous a amenés à cette place élevée où nous nous trouvons maintenant, et nous place élevée où nous trouvons, maintenant, et nous attendons, avec joie et confiance, de devenir réellement ce que Dieu a prévu que nous soyons » (Romain 5.2).

Dieu veut que nous devenions quelque chose.Mais nous savons sans aucun doute tout cela ! Dieu veut que nous ayons davantage d’amour, de bonté, de patience, de foi, de paix, de gentillesse, de douceur, d’humilité et de maîtrise de soi pour que nous soyons de vrais témoins partout où nous nous trouvons ! N’est-ce pas vrai ?

Assurément, mais la plupart d’entre nous pensent que cela signifie : s’imposer un programme rigoureux afin de s’améliorer soi-même et essayer de se rendre plus aimant, plus patient, plus humble et plus discipliné. Et plus on fournit d’efforts, plus on en ressort abattu.

C’est Dieu qui nous transforme. Pas nous. Il veut que l’on s’abandonne à lui, puis qu’on lui fasse confiance pour le reste.

« Frères, puisque Dieu a ainsi manifesté sa bonté envers nous, je vous engage à lui consacrer votre être entier en une offrande vivante, réservée pour lui et qu’il puisse accepter. C’est là le véritable culte que vous lui devez. Ne laissez pas le monde autour de vous vous imposer son mode de vie. Mais plutôt, laissez Dieu transformer de l’intérieur toute votre mentalité, et vous verrez alors dans la pratique que le plan de Dieu pour vous est bon, qu’il accomplit sa volonté et qu’il vous fait parvenir à la pleine maturité » (Rom 12.1-2).

Comment Dieu opère-t-il cette transformation en nous ? Comment fait-il disparaître les vieilles façons de penser et d’agir que nous entretenons depuis des années tous ces traits de caractère que nous nommons « personnalité »,« attractions et répulsions naturelles »,  « préférences » ou « opinions fortes », et qui, à la lumière de l’Esprit de Vérité, se révèlent comme appartenant à la nature égocentrique, agressive et égoïste de conduite qui, pendant des années, nous a séparés de l’amour de Dieu et des autres ?

Quelles méthodes Dieu utilise-t-il pour nous transformer ?

« Pour le moment, vous êtes harassés par toutes sortes d’épreuves et de tentations. Ce n’est pas par hasard, c’est afin d’éprouver votre foi qui est infiniment plus précieuse que l’or… qui est lui-même purifié par le feu. Ce test de votre foi vous vaudra louange, honneur et gloire le jour où Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1.6-7).

Voilà comment grandit notre foi ! Et nous avons lu précédemment de quelle façon la patience, l’endurance, la persévérance augmentent lorsque notre vie est pleine de difficultés, de tentations et de problèmes. Certaines personnes disent: « Si c’est le seul moyen d’acquérir plus de patience et de foi, j’aime autant en avoir un peu moins. »

Si telle est votre pensée, c’est que vous n’avez pas réellement confiance en Dieu. Tout au fond de vous-même vous doutez de son plan et de son amour pour vous.

Lorsque, par Jérémie son prophète, Dieu a fait dire aux Juifs déportés à Babylone que leur exil serait long (soixante-dix ans) et qu’ils devaient s’en accommoder, il a ajouté : 

«Je connais les desseins que j’ai formés pour vous, dit le Seigneur, projets de paix et non de malheur, qui vous réservent un avenir plein d’espérance». (Jérémie 29.11).

Les années de souffrance à Babylone faisaient partie du plan de Dieu pour son peuple. Et c’était un excellent plan, le meilleur, celui qui devait leur apporter avenir et espérance. Le plan que Dieu a pour vous et pour moi est parfait. Pouvez-vous le croire ?

Notre foi ne peut-elle pas grandir au milieu de circonstances faciles et agréables ? Si ! Au fur et à mesure que nous croyons et que nous nous reposons sur les promesses de Dieu. Mais la purification et l’épreuve de notre foi doivent se faire au travers d’événements qui sont un défi pour notre volonté de croire la Parole de Dieu, de nous fier à elle, de compter sur elle en dépit de tout ce que nos sens peuvent nous suggérer.

Nous avons laissé, pendant si longtemps, nos sensations, nos émotions ou notre raison nous dicter ce que nous devions croire. Nous devons rompre avec cette habitude afin de pouvoir exercer notre foi, qui est rappelons-le une volonté déterminée de croire quelque chose que nous ne pouvons ni voir ni sentir.

Ainsi, notre foi grandit quand Dieu nous dit qu’il fait concourir toutes choses à notre bien alors que tout semble aller mal, nous nous en tenons à sa parole et le remercions pour tout ce qui arrive. A votre avis, comment la foi d’Abraham a-t-elle grandi ?

Auriez-vous la foi pour aller sur une montagne avec votre fils unique, prêt à le sacrifier sur l’autel parce que l’Eternel l’ordonne, tout en continuant à croire Dieu, par ce fils même, va bénir et que multiplier vos descendants ? Si vous aviez été un ami d’Abraham, auriez. vous été capable de considérer avec foi et louange son acte de folie, en croyant que, même s’il se trompait, Dieu ferait tout concourir au bien de votre ami ?

Dieu seul peut nous recréer, nous remodeler de l’intérieur. Notre part est de suivre le conseil que Paul adresse aux Romains: nous soumettre entièrement au Seigneur, croire qu’il a tout en main, puis accepter avec empressement, joie et reconnaissance toutes les circonstances dont il se sert pour accomplir cette transformation dans nos vies.

Vous connaissez peut-être l’histoire de ce pasteur qui prie pour avoir plus de patience et qui, le lendemain matin, découvre que son excellente secrétaire, depuis si longtemps à son service, est soudain tombée malade.

Celle qui la remplace se révèle être l’employée la plus lente qu’il ait jamais connue ! Le pasteur commence par fulminer intérieurement jusqu’à ce qu’il découvre que cette nouvelle secrétaire est la réponse à sa prière. Comment pourrait-il acquérir autrement la patience ? Il se met à remercier et à louer Dieu d’avoir choisi cette remplaçante-là qui, de son côté, ne tarde pas à s’améliorer rapidement.

La foi et la patience sont des traits essentiels de la vie et du témoignage chrétiens, sans en oublier cependant un autre, sans lequel nous n’aurons rien compris du message de la Bonne Nouvelle.

« Recherchez avant tout l’amour », écrit Paul aux Corinthiens (1 Co 14.1).

« Votre amour profond les uns envers les autres prouve au monde que vous êtes mes disciples » dit Jésus (Jean 13: 35).

«Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés… afin que votre joie… soit complète » (Jean 15:12, 11).

Amour… amour… amour. Les chrétiens en parlent beaucoup. Dieu est amour, Jésus vous aime, je vous aime ! Mais nous manquons terriblement d’amour les uns envers les autres…Jésus a dit: 

« Je vous commande de vous aimer autant que je vous ai aimés » (Jean 15:12).

L’amour a pour nous tellement plus de valeur que tout au monde ! Nous avons été créés pour aimer Dieu et pour nous aimer les uns les autres. Quand nous n’aimons pas, il nous arrive toutes sortes de choses affreuses. Nous nous retrouvons traumatisés, pleins de haine et de ressentiment, de complexes de culpabilité, et nous avons peur les uns des autres.

Nos chocs émotionnels, nos craintes et nos frustrations, nos mécanismes d’autodéfense, notre agressivité : tout cela résulte d’un manque d’amour. Les éducateurs, les psychologues, les sociologues et autres spécialistes, nous ont parlé de cette puissante influence qu’a l’amour dans le développement d’un être humain.

Un amour qui accepte les autres, qui leur fait confiance, qui est bon et patient, qui n’est jamais égoïste ou envieux, jamais fier ; un amour qui est désintéressé et ne cherche pas à s’imposer, qui n’est ni susceptible ni irritable, qui ne tient pas rancune ni rigueur pour le tort qu’on lui cause ; un amour qui est loyal, qui suppose et attend le meilleur des autres, qui ne se réjouit pas du mal que l’on fait à autrui, mais qui est toujours heureux quand la vérité triomphe. Un tel amour supporte tout et surmonte sans faiblir toutes les circonstances.

Voilà l’amour que Dieu a pour nous, et qu’il veut que nous ayons les uns pour les autres. C’est le genre d’amour qui guérit les anciennes blessures, chasse les vieilles craintes et fait fondre l’amertume et le ressentiment.

C’est cet amour qui nous guérit et nous rend capables d’aimer en retour sans avoir peur d’être blessés ou rejetés.

C’est l’amour que les Grecs appelaient agapè: une affection spirituelle délibérée, intentionnelle et raisonnée. C’est cet amour qui est le fruit de l’Esprit et qui, arrivé à pleine maturité, devient une lumière qui attire les autres à sa source : l’amour de Dieu pour nous, en Jésus-Christ.

Chaque don et chaque manifestation de l’Esprit-Saint nous sont donnés dans le seul but de nous montrer l’amour de Dieu et l’intérêt qu’il porte à chacun de nos besoins. Dieu guérit parce qu’il aime. Il opère des miracles parce qu’il aime. Dieu est amour, et sa puissance en nous et au travers de nous est amour, un amour personnel, intense, divin et surnaturel pour chacune de ses créatures.

Ce qu’il annonce au monde est un message d’amour, et nous devons en être les ambassadeurs, des canaux de son amour. Mais pour que nous puissions remplir cette mission, Dieu veut faire de nous des êtres qui savent aimer à leur tour.

Mais si l’amour ne provient que de Dieu, s’il est un fruit de l’Esprit, comment Jésus peut-il nous commander d’aimer ? N’est-ce pas à lui de nous rendre plus capables d’aimer? Nous nous trouvons, là encore, devant la promesse de Dieu qu’il nous faut accepter par la foi.

L’amour est un fruit de l’Esprit, et l’Ecriture nous dit que le Saint-Esprit habite en nous. Par conséquent, nous devons nous attendre à trouver l’amour en nous. Nous avons reçu la faculté d’aimer, mais il faut nous lancer dans la foi et vouloir aimer.

Rappelez-vous que l’agapè est un amour voulu et intentionnel. Il nous est dit d’aimer même si l’on n’éprouve aucun sentiment.

Que se passe-t-il donc lorsque nous avons décidé dans la foi d’agir selon la Parole de Dieu ? Nous savons que la foi libère la puissance surnaturelle de l’amour divin. C’est cette puissance qui commence alors à nous transformer, à nous rendre de plus en plus aimants, tandis qu’elle se répand au travers de nous sur la personne que, délibérément, nous avons accepté d’aimer…

Ce texte est un extrait du livre « Puissance de la louange  » écrit par Carothers R Merlin.

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