La résignation se définit comme le fait d’abdiquer devant le sort, se soumettre sans protester. Une catégorie de personnes que j’ai pu observer est celle des personnes résignées. Ces personnes ont renoncé à avoir gain de cause, elles ont totalement jeté l’éponge. Devant un chômage prolongé, une maladie ou une épreuve, elles baissent les bras et perdent espoir.

Le vocabulaire d’une personne résignée est souvent de cet ordre : « Ce qui compte c’est que nous soyons sauvés », « Seul notre Salut importe », « La vie sur cette terre est difficile mais il faut tenir bon car Christ viendra bientôt chercher Son Eglise. Lorsqu’Il viendra nous chercher, nous connaîtrons enfin la fin le toutes nos souffrances dans ce bas monde ».

Ces personnes ont perdu toute combativité. Elles n’ont plus à moindre espérance quant au lendemain. La souffrance les tellement affaiblies qu’elles ne croient tout simplement plus aux promesses de Dieu dans leurs vies. Bien sûr, elles croient toujours au Dieu des miracles. Elles ont d’ailleurs été témoins des prodiges que Dieu a accomplis dans la vie de leurs proches.

En revanche, lorsqu’il est question de la leur, elles sont persuadées que leur cas est trop désespéré. Cette situation critique dure depuis si longtemps. « Comment pourrait-il en être autrement » se disent-elles. Elles portent cette douleur comme un fardeau et refusent de la déposer aux pieds de Dieu comme il est écrit :

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.» Matthieu 11.28

Pour certaines personnes, ce fardeau est devenu une normalité. Pour illustrer ce point, lisons le texte suivant qui nous parle d’une femme Sunamite :

Elisée revint un jour dans la région. Il se retira dans la chambre à l’étage et y coucha. Il dit à son serviteur Guéhazi : « Appelle cette Sunamite. » Guéhazi l’appela et elle se présenta devant lui. Elisée dit à Guéhazi : « Dis-lui: ‘Tu t’es donné toute cette peine pour nous ! Que pouvons-nous faire pour toi ? Faut-il parler en ta faveur au roi ou au chef de l’armée ?’» Elle répondit: « Je vis bien tranquillement au milieu de mon peuple. ». Elisée dit: « Que faire pour elle ? » Guéhazi répondit : « En fait, elle n’a pas de fils et son mari est vieux. »

Elisée dit : « Appelle-la. » Guéhazi l’appela et elle se présenta à la porte. Elisée lui dit : « A la même époque, Pannée prochaine, tu embrasseras un fils. » Elle répondit Ruth – Celle que l’on n’attendait pas. « Non, mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante ! » 2 Rois 4.8-16 SG21

Les Écritures ne précisent pas le nom de cette femme. Pourtant, il est indiqué que, chaque fois que le prophète Elisée passait par la ville de Sunem en Israël, cette femme de distinction l’invitait à manger chez elle. C’était donc devenu une coutume.

Le prophète Elisée était un serviteur de Dieu connu et respecté de tous. Et la Bible dit que, non seulement cette femme insistait pour que le prophète Elisée la visite, son mari et elle, mais en plus, celle-ci finit par aller encore plus loin en matière d’hospitalité.

On le voit à partir du verset 10: « Faisons une petite chambre haute avec des murs, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il s’y retire quand il viendra chez nous. »

Elle a reconnu qu’Elisée était un véritable serviteur de Dieu et a anticipé ses besoins. Cette grande hospitalité qu’elle lui manifesta, toucha ce dernier qui voulut la bénir en retour.

A la question: « que pouvons-nous faire pour toi ? », cette femme fit une réponse qui me surprit quelque peu. Elle dit : « Je vis bien tranquillement au milieu de mon peuple. » mettant ainsi fin à la conversation.

Effectivement, d’après les Écritures, nous apprenons que cette femme était assez aisée et qu’elle avait certainement accès aux autorités énoncées par le prophète. Pour quelle raison, la Sunamite n’a-t-elle pas exprimé son besoin d’enfantement ?

Cette bonne femme qui semblait ne manquer de rien, avait en réalité dans son cœur un désir inexprimé. Elle n’avait pas d’enfant et son mari était vieux. Nous ne savons pas depuis combien de temps elle était mariée à cet homme, mais, à ce stade, elle se disait certainement en elle-même : « Après tout, j’ai un mari aimant et Dieu m’a béni par une excellente situation financière. Il est vrai que je n’ai pas d’enfant, mais je me contenterai de ce que Dieu m’a déjà donné ».

Elle avait réprimé son désir d’enfanter certainement après de longues années d’attente. Nous le percevons au travers de sa réaction devant la prophétie de l’homme de Dieu concernant sa grossesse future. Elle lui répondit : « Non, mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante ! ». Autrement dit ne me fais pas rêver avec de fausses promesses. Manifestement, elle avait totalement renoncé à tout rêve d’enfantement.

À cette époque, les prophètes étaient les seules personnes au travers desquelles Dieu s’exprimait. Le prophète Elisée parlait donc de la part de Dieu à Son peuple.

Lorsqu’Elisée prophétisa ainsi dans la vie de la femme Sunamite, sa parole avait autorité, l’accomplissement était certain. Malgré tout, cette femme était tellement résignée qu’elle ne sut exprimer son besoin véritable. Et, lorsque Dieu dans Sa compassion inspirait Son serviteur Elisée à prophétiser dans sa vie, elle n’y croyait toujours pas. Elle avait sûrement accumulé de nombreuses déceptions et de faux espoirs par le passé au point où son cœur s’était fermé. Elle préférait ne pas courir le risque….

Ce texte est un extrait du livre « Ruth – Celle que l’on n’attendait pas » écrit par le Pst. Modestine CASTANOU
Nous vous invitons à lire l’article suivant “RUTH, UN MODÈLE DE SOUMISSION“.

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