<< L’arbre qui produit les fruits à contre-saison >>.

Au dixième mois de l’année 2018, au dix-huitième jour, je fis un rêve. Je passais de longues années dans le labeur. J’avais essayé de nombreuses activités pour subvenir à mes besoins. J’étais aigri par le comportement récalcitrant de ma première communauté cantique. Après ce temps de désert où je m’essayais à plusieurs activités, je me retrouvais dans un champ à la campagne. y avait un jeune arbre fruitier, un prunier, qui subitement produisit ses fruits. Les fruits noircissaient au fur et à mesure que les secondes passaient, moi fixant mon regard sur le jeune prunier. L’on pouvait bien imaginer qu’on était à la contre-saison. L’arbre avait partiellement produit des fruits. Dans toute la forêt, seuls les fruits de cet arbre étaient perceptibles. Ma mère me demanda de lui bâtir une case, car elle était en attente.

Cela fait quelques jours que j’ai repris ma communion avec Dieu. Je prends à la lettre tous les songes, rêves et visions que je reçois sans en être l’esclave. Curieusement, ce matin, la dizaine de psaumes que j’avais à lire avait un rapport avec mon rêve :

« Tu as fait monter des hommes sur nos têtes; nous avons passé par le feu et par l’eau. Mais tu nous en as tiré pour nous donner l’abondance. » (Ps 66, 12).

Le psaume qui suit ajoute :

« La terre donne ses produits ; Dieu, notre Dieu, nous bénit » (Ps 67, 7) et au psaume suivant de clôturer :

« Dieu donne une famille à ceux qui étaient abandonnés, il délivre les captifs et les rend heureux » (Ps 68, 7).

D’aucuns diront que je suis très émotif ou sensible. J’ai été très cartésien par le passé. Nul ne retira de mon âme que Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre. Pendant que je lisais la sainte Parole, des écailles sont tombées de mes yeux. J’avais l’impression de retrouver enfin subitement la vue, le bon sens : le don de ma mère. Ainsi, j’allais entre la douche et la parole, lavant mes vêtements, puis revenant sur mon lit pour lire. Je lui envoyai, par la foi, ce message: « L’arbre-prunier a partiellement produit des fruits mûrs à la contre-saison. Les fruits sont subitement mûrs et les prunes noires. Que se réjouisse la mère du fils qui réclame une case. »

Puis, je continuai avec la lecture. Pendant que je le fis, un pan tomba. Je repris la connexion avec mes écrits spirituels : le don de ma mère. L’envie d’aller évangéliser dans les rues me revint. Je compris à quoi devait servir le terrain de Bafoussam, puis celui de Melong. Y bâtir des églises. Non, il ne fallait pas fuir les ténèbres, il fallait dégager autant de lumière afin que fuit les ténèbres. Quand ce qui est parfait arrivera, ce qui est partiel disparaitra. (1Co 13, 10.). Ainsi, je reçus la Parole, ainsi, je la transmis.

Ce texte est un extrait du livre « L’ENVERS ET L’ENDROIT: Pour la libération des familles en captivité » écrit par Jean-Paul Marie, Pasteur Samuel Binyou.

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