Les mythes sur la définition de la louange et l’adoration.

Un mythe est une croyance erronée sur un sujet ou sur une personne, une tendance à exagérer ou à ignorer les compétences et les vertus d’une personne ou d’une chose. Les mythes que nous allons explorer sont des tendances extrémistes de la conception de la louange et de l’adoration; ce sont des définitions qui ne tiennent compte que d’un seul élément et souvent moins déterminant pour définir des concepts aussi vastes. Nous ne disons pas que ces définitions sont toutes fausses mais elles sont plutôt

incomplètes et extrémistes au regard de ce qu’enseigne l’intégralité de la parole de Dieu. Elles sont surtout déséquilibrées au sujet de ce que doit retenir un adorateur qui veut s’instruire et grandir dans le Seigneur. Car l’adoration est plus une relation qu’une prestation

Mythe des styles musicaux : « Jouez maintenant une adoration » « Jouez une louange ! », « chantez un chant avec l’attitude d’adoration ! ».

Qu’est-ce que cela veut vraiment dire ? Nous avons tendance à penser tout de suite à un genre de musique plus souvent occidentale qu’orientale lorsqu’on pare de louange et d’adoration. Il est clairement exprimé dans la bible que la louange et surtout l’adoration ne veulent pas dire chanter d’abord. Louange n’est pas synonyme de musique dansante et adoration n’est pas égale à cantique langoureux. Il est possible que ce mythe vienne de la distorsion d’un terme hébreu Yadah qui était aussi associé primitivement aux gestes accompagnant la louange, la confession du nom de Dieu (120 fois : #Ge 29:35; 49:8 ; #Ps 49:19 …). Ce mot veut dire Faire entendre une confession de remerciements comme dans Psaumes 109:30 

« Je louerai de ma bouche hautement l’Eternel, je le célébrerai au milieu de la multitude. » 

Il contient aussi l’idée de rendre grâce avec les mains tendues vers Dieu et faire des clameurs et du bruit en dansant comme il est écrit dans Psaumes 33:2 : 

« Célébrez l’Eternel avec la harpe, célébrez-le sur le luth à dix cordes. »

A cause de cette signification, plusieurs ne voient plus dans la louange que les danses et les cris de joie seulement, et dans l’adoration des larmes et de la douceur propre à la méditation.

Mais ces deux concepts associés au culte vont au-delà de la musique, et ne sont surtout pas à comprendre sur base de notre musique contemporaine, classique ou encore évangélique ou charismatique. Il nous faut dépasser les limites que nous cause ce mythe pour aller à la découverte de l’étendue des concepts louange et adoration.

Il est vrai que lorsqu’on aime, on parle. Mais l’amour ne s’exprime pas que dans les paroles.

Mythe du moment : «Nous sommes arrivés au moment de l’adoration maintenant »

Une autre idée extrême est de considérer l’adoration comme un moment, un lapse de temps où on fait une prière appelée adoration, en dehors duquel nous faisons autre chose. L’adoration est si importante pour Dieu qu’il l’exige de nous à chaque seconde de notre existence. Adorer Dieu ne se limite pas qu’au moment où l’on doit lui dire ce qu’il est pour nous en privé ou en public; car l’adoration est plus une relation qu’une prestation. 

Ce mythe est nourri par l’incapacité à répondre à la question « comment l’adoration peut-elle être un style de vie? »; face à cette question, certains d’entre nous se limitent à un acte religieux et négligent l’enseignement que Christ a donné à la femme samaritaine au sujet d’adorer le Père en esprit et en vérité. «Les hommes les plus avertis, qui reconnaissent la main de Dieu dans les détails de leur vie de tous les jours, ne manquent jamais de le louer»’.

Mythe des paroles : « Celui qui parle bien est un vrai adorateur »

La louange n’est pas le lot des danseurs et l’adorateur n’est pas ce poète rempli des mots qui a mémorisé tous les noms de Dieu dans la bible. L’adoration commence avant les mots : «en esprit et en vérité; et la louange n’est faite que des expressions dont la source est dans la contemplation des actions de Dieu qui révèle sa nature et son caractère. Ce mythe vient d’une mauvaise compréhension du texte qui parle des sacrifices de louanges qui sont les fruits des lèvres.

« Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. » Hébreux 13:15 

Il est vrai que lorsqu’on aime, on parle; mais l’amour n’est pas que dans les mots mais dans les actes et l’attitude qui expriment la profondeur de la relation qui lie deux êtres. Lorsque les paroles disent le contraire de nos actes cela devient un mensonge, une religion sans vie et Dieu déteste les honneurs des lèvres venant d’un cœur distant .Comme le dit si bien Alain Moloto dans son ouvrage sur la la louange et l’adoration notre culte et notre vie, «Ne cherchons pas a impressionner par des tournures recherchées et des phrases sophistiquées. Dieu ne se laissera jamais impressionné. Si notre cœur ne participe pas à la louange, le cœur de Dieu restera insensible à tout ce qui se passe»?.

« Le Seigneur dit : Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine. » Esaïe 29:13 

Mythe des sensations: « Je n’ai pas envie de louer aujourd’hui ».

La louange n’est pas basée sur des sentiments mais plutôt sur une connaissance claire de la personne de Dieu. Celui qui loue et adore Dieu exprime certainement des émotions, mais il n’a pas besoin des sensations avant de louer et ne conditionne pas son adoration sur ce qu’il ressent dans le moment, il n’en dépend pas.

On lit dans les Écritures, David plusieurs fois en train d’exprimer des émotions diverses, mais il ne conditionne pas sa louange aux sentiments du moment, si bien qu’il impose à son âme de louer le Seigneur même quand il est abattu au-dedans de lui.

Psaumes 42:5 « Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu. »

Psaumes 42:11 « Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu. »

Les sensations peuvent apparaître lorsque nous exprimons notre amour envers Dieu dans les chants et dans la prière, mais elles ne sont pas un indicateur efficace pour reconnaître une louange issue du cœur ou encore des repères solides d’une personne qui adore vraiment en esprit.

L’adoration est plus qu’un acte qui commence et finit quand on le veut, mais elle est une vie à vivre même après la mort.

Ce texte est un extrait du livre « Redéfinir : Louange, Adoration et Culte » écrit par Athom’s Mbuma

Nous vous invitons à lire la deuxième partie de l’article “Les mythes sur la définition de la louange et l’adoration Suite“.

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