La chimiothérapie est le principal moyen de traitement des troubles mentaux. Elle est fondée sur l’usage de médicaments appelés psychotropes (substances chimiques agissant sur le cerveau en modifiant des perceptions de l’humeur, et de la conscience).

En complément de la chimiothérapie, l’on recourt à la psychothérapie qui est un processus interpersonnel conçu pour apporter des modifications à propos des sentiments, des pensées, des attitudes et des comportements gênants pour la personne qui recherche une aide auprès d’un professionnel formé. Il existe une multitude de techniques de psychothérapie.

L’on a également recours à des mesures socioprofessionnelles, afin de permettre au patient d’évoluer dans un environnement de bonne qualité. Il est évident, avec l’exercice psychiatrique quotidien, que l’évolution de certaines maladies mentales peut être spontanément favorisée dans un certain délai sans traitement, et aboutit à une aggravation de la maladie.

Le traitement des troubles mentaux ou leur évolution dépend du type de maladie mentale, de la précocité de la prise en charge et de la qualité de l’environnement social où évolue le patient. Avec un traitement médicamenteux et psychothérapeutique, plusieurs malades arrivent à être stabilisés et certains même guérissent, en fonction du type de trouble mental. Néanmoins, la plupart des maladies mentales sont des maladies chroniques qui nécessitent un suivi régulier, à long terme et souvent à vie.

Le pronostic du malade est fonction du type de maladie dont il souffre, du mode de début de la maladie, de l’âge de début de la maladie, de l’existence ou non de facteurs déclencheurs, du type de personnalité sous-jacente du patient, du sexe du patient, des antécédents familiaux de maladie mentale, du suivi thérapeutique (prise des médicaments, respect des rendez-vous), de la sensibilité au traitement, de la qualité du soutien familial, de la situation matrimoniale, de la situation socioprofessionnelle, etc. Ainsi, nous avons des facteurs de bon pronostic et des facteurs de mauvais pronostic qui permettent au médecin psychiatre, selon les cas, de se prononcer sur l’état de son patient.

L’implication des membres de la famille doit être de règle et est capitale dans la prise en charge du malade mental. Cela conditionne le succès thérapeutique et la stabilisation de leur parent malade. Une assistance sociale est souvent nécessaire pour l’accompagnement de ces malades.

Le risque majeur que craint tout psychiatre pour un patient souffrant d’un trouble mental est le passage à l’acte hétéro-agressif (agression physique des personnes), avec homicide (meurtre) possible et le passage à l’acte auto-agressif (agression de sa propre personne) pouvant conduire au suicide. Le suicide du malade mental est la hantise de tout psychiatre averti. C’est la raison pour laquelle les malades à haut risque suicidaire doivent faire l’objet d’une surveillance rigoureuse et régulière. 

La revue des différentes approches explicatives des maladies dites mentales nous a fait découvrir leur complexité pour comprendre qu’elles touchent l’être tout entier (esprit, âme, et corps). Un être humain peut passer toute sa vie dans un état dépressif. Le délire, la mort, le suicide ne sont que les conséquences extrêmes…

Ce texte est un extrait du livre « Délivrance De La Dépression » écrit par Pasteur Boniface Menye
Nous vous invitons à lire l’article suivant “Les facteurs spirituels à l’origine des troubles mentaux“.

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