Quand les êtres humains ont commencé à peupler la terre, tous parlaient une même langue et tenaient un même discours. Ils ont entrepris la construction de la ville de Babylone et d’une grande tour (connue sous le nom de la tour de Babel, qui est dérivé du nom Babylone, signifiant confusion), sous le règne de Nimrod. Ils construisaient une ville avec l’intention d’élever la renommée et l’autorité humaines contre Dieu, et avec comme objectif de construire une tour montant jusqu’au ciel, pour destituer Dieu de son trône (voir Genèse 10 : 8-10; 11 : 4). 

Nimrod a été appelé un puissant chasseur devant l’Éternel à cause de sa rébellion et de sa propension à se battre et imposer sa souveraineté. Il a donné l’instruction aux gens de se réunir afin de construire une tour et de se faire un nom (Shêm signifiant autorité, pouvoir, position), comme un acte public de rébellion humaine contre Dieu. Ceci arriva avant que Dieu ne les divise partout dans le monde. Ils avaient également élaboré le plan de rester au même endroit en formant un gouvernement humain indépendant de Dieu. 

Pendant ce temps, Dieu avait béni les  hommes après le déluge, leur donnant pour instruction de se multiplier et de remplir la terre. Malgré leur rébellion, l’unité était une forte motivation et l’élément déterminant ayant contribué à la réalisation de leur rêve. Ici, un principe fondamental d’unité peut être retenu : « Quand les gens sont unis, rien ne peut les empêcher de réaliser leur rêve ou d’accomplir leur mission » (voir Genèse 11 : 6). 

Pour annuler leur plan, Dieu a diversifié leurs langues afin de les empêcher de se comprendre. Dieu a simplement introduit la confusion dans le langage des gens et la construction s’est arrêtée. Ici nous pouvons établir un lien avec le jour de la Pentecôte. Lorsque le Saint-Esprit est descendu, la première chose donnée aux croyants transformés a été de nouvelles langues (la restauration d’une langue divine), comme moyen d’élever une génération unie et connectée à nouveau à Dieu. Pour faire suite à la dispersion des nations à cause de la méchanceté à Babel, Dieu a décidé de choisir une personne, à partir de laquelle son plan souverain du salut s’accomplirait. 

Cet homme était Abraham (Abram). Abram était le descendant de Noé par Sem, de la dixième génération après Noé. Plus spécifiquement, Noé était de la dixième génération après Adam et Abram était de la dixième génération après le déluge. Le nombre 10 fait référence à un changement; c’est le nombre qui se rapporte aux témoignages, à la loi, à la responsabilité et à l’ordre complet. 

Dix, c’est également le nombre qui se réfère au jugement, marquant le changement de série et de saison. Le mot hébreu pour dix est Eser, qui signifie accumuler, agrandir. L’appel de Dieu sur Abram marque un changement, une croissance dans l’œuvre de Dieu pour choisir un peuple à partir duquel la rédemption viendra. Térach, le père d’Abram, a commencé le voyage en quittant Ur, lieu des Chaldéens, pour aller à Canaan, mais quand il est arrivé à Haran, il a décidé d’y habiter et y est mort (voir Genèse 11 : 31-32). 

Térach a eu trois enfants : Abraham, Nahor et Haran. Haran est mort en Chaldée, laissant derrière lui Lot, Milca et Jisca (voir Genèse 11 : 29). Jisca signifie celui qui regarde vers l’avant. Beaucoup ont désigné Jisca comme étant Saraï (la femme d’Abram dont le nom signifie princesse), mais cette théorie ne tient pas, car Abram et Saraï n’avaient que dix ans de différence. 

Ainsi, le jeune frère d’Abram ne pouvait pas être assez mature pour avoir un enfant à lui quand Abram avait dix ans. Saraï était plutôt la sœur d’Abraham, fille de Térach. Dans la tradition juive, il est dit que la mère d’Abram était Juna, et Térah avait épousé une autre femme après sa mort, nommée Lahazib (la mère de Saraï). Saraï était donc la demi-sœur d’Abram (voir Genèse 17 : 17; 20 : 12). Térach est mort à l’âge de 205 ans. Il s’est marié à l’âge de 60 ans et n’a eu son premier enfant (Abram) que 70 ans plus tard (quand il avait 130 ans). À sa mort, Abram avait 75 ans (voir Genèse 11 : 26, 32; 12 : 4). 

Sur la base de la théorie qui dit que Saraï serait la nièce d’Abram (la fille de son frère Haran), Abram ne serait pas le fils aîné de Térach, mais plutôt Haran. Abram aurait été mentionné le premier seulement en relation avec sa prééminence et sa vocation divine. Selon cette thèse, Saraï (princesse) serait un autre nom de Jisca, sœur de Lot et Milca. 

Après la mort de Térach (le père d’Abram dont le nom signifie retard), Dieu a donné l’instruction à Abram de continuer le voyage que Dieu lui-même avait planifié pour lui. Très souvent, Dieu nous séparera de ce qui nous retarde dans l’accomplissement de notre destin, pour que ses plans puissent se réaliser pleinement dans nos vies…

Ce texte est un extrait du livre « LE PENTATEUQUE : Sous Les Yeux De La Grâce » écrit par Dr Rhema Divin NGOY.

Nous vous invitons à lire l’article suivant “L’hospitalité d’Abraham et l’intercession en faveur de Lot“.

Voulez-vous avoir plus de ces livres gratuits? Rejoignez-nous

Comments (0)


Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié. Required fields are marked *