Quand je songe à ces gens qui sont capables de regarder l’adversité en face et de s’en servir pour aller de l’avant, c’est d’abord l’histoire de Mary Kay Ash qui me vient à l’esprit. Elle a érigé une entreprise hors du commun. Au cours des quatre ou cinq dernières années, j’ai eu à maintes reprises l’occasion de parler de leadership avec des membres de son entreprise de cosmétiques. En fait, alors que je parcours le pays pour donner des conférences et animer des séminaires, il semble qu’il y ait toujours au moins une douzaine de représentantes de MaryKay dans l’assistance, où que je me trouve.

J’ai beaucoup d’admiration pour Mary Kay. Elle a surmonté de nombreux obstacles dans sa vie professionnelle, et elle ne s’est jamais laissée abattre par l’échec. Elle a fait ses premières armes dans la vente directe, un domaine où elle a fort bien réussi. Mais elle trouvait qu’il était difficile pour une femme de progresser dans le monde des affaires, surtout dans les années 1950 et 1960, même après s’y être elle-même illustrée pendant 25 ans. Elle dit:

« J’avais gravi tous les échelons et je siégeais au conseil d’administration de l’entreprise. mais j’ai compris que même si notre force de vente était entièrement composée de représentantes féminines, elle était dirigée par un conseil masculin et mes opinions n’avaient aucune valeur à leurs yeux. On me faisait constamment le commentaire suivant: «Mary Kay, tu penses encore comme une femme!» Je me suis sentie rejetée de la pire des façons. J’ai donc décidé de prendre ma retraite.»

Mais cette retraite n’a pas duré très longtemps. Un mois plus tard, l’inactivité lui était devenue insupportable et elle s’est sentie prête à lancer sa propre affaire. Elle estimait que si des obstacles se dressaient sur sa route, c’est qu’elle les aurait créés elle-même. Elle a choisi de se lancer dans l’industrie des cosmétiques et de créer une entreprise qui offrirait des possibilités infinies à chacune de ses employées. Elle a fait l’acquisition des formules des meilleurs produits de beauté qu’elle a pu trouver, a élaboré une stratégie commerciale et a créé son entreprise.

PROBLÈME!

Elle s’est rapidement heurtée à un premier obstacle. Lorsqu’elle a vu son avocat afin de régler les aspects juridiques de son projet, il l’a insultée et lui a prédit un échec. «Mary Kay», lui a-t-il dit, «si tu veux dilapider toutes tes économies, pourquoi ne pas les jeter tout de suite par la fenêtre? Ce serait beaucoup plus simple.» Son comptable lui a également tenu des propos semblables.

Mais en dépit de leurs efforts pour la dissuader, elle a persévéré. Elle a investi toutes ses économies, soit 5 000 $, dans sa nouvelle entreprise. Elle a confié les tâches administratives à son mari et elle s’est lancée corps et âme dans la préparation des produits, la conception des emballages, la rédaction du matériel de formation et le recrutement des représentantes. Ils avancent à pas de géant. Mais un mois avant l’ouverture officielle de son entreprise, son mari a été foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu de leur cuisine.

Peu nombreux sont ceux qui parviennent à continuer à aller de l’avant après une telle épreuve. La majorité des gens acceptent la défaite et se retirent sans faire de bruit. Mais pas Mary Kay. Elle a persévéré, et le 13 septembre 1963, elle a lancé son entreprise.

Aujourd’hui, sa société enregistre des ventes annuelles de l’ordre d’un milliard de dollars, emploie 3 500 personnes et compte 500 000 représentantes de ventes directes dans 29 marchés à travers le monde. Et on a décerné à Mary Kay Ash pratiquement tous les prix dont un entrepreneur puisse rêver. En dépit de problèmes, d’obstacles et de circonstances difficiles, elle a su vaincre l’adversité.

«Si vous perceviez l’échec autrement et y réagissiez différemment, que tenteriez-vous d’accomplir?»

LA QUESTION IMPOSSIBLE

Dans ma jeunesse, l’une des questions que j’ai entendues le plus souvent venant de la bouche de conférenciers sur la motivation: «Si la possibilité d’échouer se trouvait éliminée, que tenteriez-vous d’accomplir?»

 Je trouvais cette question fascinante. À cette époque, elle m’a incité à examiner les possibilités offertes par la vie. Mais je me suis un jour rendu compte que ce n’était pas une bonne question. Pourquoi? Parce qu’elle incite les gens à faire fausse route. Il n’y a pas de réalisation sans échec. Le simple fait de laisser entendre que c’est possible induit les gens en erreur. Voici donc une meilleure question: Si vous perceviez l’échec autrement et y réagissiez différemment, que tenteriez-vous d’accomplir?

Je ne sais pas à quels obstacles vous vous trouvez confronté actuellement. Mais quels qu’ils soient, cela n’a aucune importance. Ce qui importe c’est que vous pouvez changer votre vie uniquement en modifiant votre perception de l’échec. Vous êtes capable de venir à bout de tous les problèmes, de toutes les erreurs et de toutes les infortunes. Il vous suffit d’apprendre à vaincre l’adversité.

Si vous êtes prêt à le faire, poursuivez votre lecture!

Ce texte est un extrait du livre « Vaincre L’adversité: Comment Se Servir De Ses Erreurs Comme D’un Tremplin Vers Le Succès » écrit par John C. Maxwell
Nous vous invitons à lire l’article suivant “Une Nouvelle Définition De L’échec Et Du Succès“.

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